S’il y a une partie de la vie de Mialet qui l’a plus marqué, c’est sans doute sa vie religieuse et ses 300 ans de persécution pour avoir renoncé à la religion des rois. A partir de la réforme commence une lutte sans merci pour leur survie et leur foi. C’est un voyage en arrière dans cette histoire mouvementée que l’on retrouve facilement en visitant le temple de Mialet.

temple à Mialet

Une histoire mouvementée

L’histoire du temple de Mialet commença avec le début du protestantisme en France, vers la fin du 16ème siècle. A cette époque, il n’y eut dans le village qu’une chapelle, celle des Bassins du Purgatoire qui fut détruite durant les conflits au moment de la réforme. Mais quasiment toute la population de Mialet se convertit au protestantisme. Au début, ils prièrent dans la maison commune avant d’avoir l’idée de se servir des pierres de la chapelle détruite pour construire leur propre temple.
En l’absence quasi-totale de catholiques, le village fut autorisé à pratiquer leur culte dans le nouveau bâtiment, voire même de l’agrandir. Mais la révocation de l’édit de Nantes change tout. Et le nouveau temple fut détruit à son tour en 1685. L’ancienne chapelle fut reconstruite et son nom changé en Eglise Saint André. Jusqu’à ce que le clocher de la nouvelle église soit terminé, les catholiques continuèrent d’utiliser le clocher du temple protestant qui n’a pas été détruit. Plus tard, on autorisa au protestant de faire leur culte dans le l’église jusqu’à la reconstruction du temple de Mialet en en 1837.

Les particularités du temple de Mialet

Ce qui étonne en premier est probablement la disposition intérieure du temple de mialet dans un style octogonal. La chair est placée au milieu pour symboliser le fait qu’une forme de hiérarchie n’est pas nécessaire dans la foi protestante. La lumière est principalement apportée par une ouverture dans la couronne de l’édifice. Cela donne une dimension presque irréelle des lieux. On y trouvé également la fameuse plaque commémorative de la déportation en souvenir des 670 personnes déplacées pour ne pas avoir voulu abandonner la foi protestante. Ce fut un coup dur pour le petit village qui ne comptait déjà guère beaucoup de monde. Cela s’était passé en 1703, après la révocation de l’édit de Nantes quand les habitants avaient fait semblant de réintégrer l’Eglise catholique et pourtant continuaient leur culte en secret. Situé sur l’avenue Jacques Bernard, le temple est ouvert aux visites tout au long de l’année.

Images de Pierre Alain Jacot